Il est évident que l’effort de l’ennoblissement que déploie l’homme noir est une conquête du privilège de Dieu à explorer. L’initié qui s’apparente à Dieu, devient son partenaire pour un apport fécond dans le monde. On comprend pourquoi l’homme noir s’évertue de déchiffrer la trame de la complexité intrinsèque des relations du monde visible et invisible pour recréer à son échelle, à partir de la connaissance de soi, base de toute vie mystique, l’histoire de son environnement socio-économique désorganisé et déshumanisé. De fait, en Christ, la vérité de l’être, préserve l’homme noir de l’exil spirituel, de la gestion de la misère et de l’éparpillement de l’énergie spirituelle et endigue le flot proéminent de l’afro-pessimisme fataliste en transformant l’être paupérisé en un être qui, d’un seul bond, se saisit du sens de la grâce de la création continuée. C’est alors que l’homme noir s’essaiera de trouver la réponse adéquate sur la question de savoir ce qu’il a réellement fait de son espace vital, de son avoir, de son pouvoir et de son devoir d’humanisation, bref, du mandat divin (cf. Gn 1,12.26 ; 2,15).

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