Célébration de la journée de la femme

CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DU 08 MARS 2017 PAR LE POSTE ECCLESIAL DE LA CADELU-KINSHASA

 

La journée internationale du 08 mars a été instituée par les Nations Unies depuis 1975.

Chaque année, plusieurs pays membres (de l’ONU) célèbrent cette journée au cours de laquelle de nombreuses cérémonies du genre conférence-débat, séminaire, etc. sont organisées sous la houlette des femmes et ce, avec des thèmes qui éveillent la conscience de ces dernières ou qui visent à revendiquer leurs droits qui, souvent sont aliénés ou carrément bafoués par les hommes, leurs éternels partenaires et compagnons.

Si sur le plan international, le thème retenu pour l’an 2017 est : ’’les femmes dans un monde du travail en évolution pour un monde 50-50 en 2030’’ ; en Rd. Congo, sur le plan national, le thème retenu est le suivant : « RDC 50-50 à l’horizon 2030, investir dans le travail décent et le plein emploi dans un climat de paix et d’équité ».

Toujours dans le souci de faire prendre conscience d’abord à la femme afin de jouer pleinement son rôle de porteuse de vie, éducatrice de la nation etc., et enfin à l’homme de valoriser la femme, sa compagne de tous les jours ; à côté du thème international ou national, plusieurs autres thèmes ou sous-thèmes sont conçus, exploités et exposés en vue de tirer de bonnes leçons morales dans certains milieux ou organisations avec ou sans but lucratif, à savoir les entreprises, les ONG, les partis politiques, les écoles, les universités voire les églises, tout au long du mois de mars du reste dédié à la femme.

C’est dans cette optique que le Poste ecclésial de la CADELU-Kinshasa n’a pas voulu laisser passer cette journée du 08 mars 2017 inaperçue.

En effet, sur l’initiative de la Fédération de la Jeunesse Protestante dudit Poste, un culte a été célébré pour rendre grâce à Dieu pour ses nombreux bienfaits et sa providence à l’endroit de nous ses enfants bien-aimés dans le Seigneur Jésus-Christ et à l’ensemble du peuple congolais en dépit de vicissitudes et incertitudes qui ont émaillé tous les domaines de la vie ces dernières décennies.

Notons que ce culte a été célébré sous la conduite de trois charmantes dames notamment Maman EKANGA BWEMBI Madeleine (’’Ya Mado’’ pour les intimes), qui se trouve être la Présidente de la Fédération des Mamans Protestantes du Poste ecclésial de Kinshasa et de la Paroisse de Limete ; Madame NSAKA LOLAKA Fatou, présidente de la Fédération de la Jeunesse Protestante/Paroisse de Limete et la Rév. Pasteur ITOKI MOLIMA Pétronelle, de la Paroisse de la CADELU Bandalungwa ; respectivement officiante, annonciatrice et prédicatrice du jour. (Cf. photo ci-dessous).

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Les textes bibliques exploités ce jour étaient tirés de 1 Cor. 11 :11-12 et Juges 4 :8-9, 11-24. Le thème retenu par la prédicatrice est le suivant : ’’Femme, lève-toi et exerce le pouvoir qui est le tien (que Dieu t’a donné’’).

La prédicatrice s’est servie de l’exemple de Debora et de Jaël, deux femmes de l’Ancienne Alliance qui ont su exercer le pouvoir qui était le leur et qui peuvent servir de modèle pour les femmes d’aujourd’hui.

En effet, Debora fut prophétesse et juge en Israël, travail ou fonction qui n’était exercé que par les seuls hommes. C’est cette dame qui encourage et conseille activement Barak à livrer la bataille contre SISERA, celui qui était considéré comme l’ennemi d’Israël. Pour sa part, Jaël est cette femme-là qui, grâce à sa sagesse et son ingéniosité a pu tuer ce même SISERA qui était venu se réfugier chez elle.

D’où cinq choses à retenir par les femmes pour ressembler réellement aux deux braves femmes précitées, en plus de la conclusion:

-       Prendre conscience du pouvoir dont on dispose ;

-       Ne pas attendre que l’on trouve de solution en lieu et sa place aux problèmes sociétaux;

-       Entretenir des bonnes relations avec son entourage ;

-       Ne pas décourager les autres, il faut plutôt les aider à aller de l’avant ;

-       Avoir la largesse, c.-à-d. savoir partager ou donner aux autres et surtout à celui qui est dans le besoin, ce qui est de plus précieux et non de détritus.

Enfin, femme sache que Dieu est avec toi. Par conséquent, tu dois savoir que tu es pleine de pouvoir et d’autorité. Sois donc persévérante, sans crainte et travaille aussi bien pour le bien-être de ta famille, église que de ta nation.


Il sied de signaler également que le culte célébré ce 08 mars 2016 et auquel ont pris part les mamans et jeunes sœurs ainsi que quelques hommes venus de toutes les 8 paroisses et deux cellules que compte le Poste ecclésial de Kinshasa de la CADELU-Kinshasa, a connu deux temps forts. Le premier est celui consacré au culte à proprement parler dont détails ci-haut et le second est celui réservé à la conférence-débat animée par le Rév. LIYANDJA BETULU Jean Calvin Pasteur Surveillant sous le thème : « La prise de conscience par la femme, un atout pour son épanouissement et celui de la société ».

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Ainsi, après avoir souhaité bonne fête à toutes les dames venues répondre à ce rendez-vous important pour elles, le conférencier en sa qualité de pédagogue a introduit son exposé par une question de vérification de connaissance, posée à toute l’assistance.

Qu’est-ce qui a dit ou fait savoir à Adam qu’il était nu après qu’il ait mangé du fruit interdit par Dieu ?

R/ C’est sa conscience.

Cette réponse aussi simple donne l’occasion à l’orateur d’annoncer le sujet et de l’introduire par un proverbe populaire que voici : ’’Là où la femme est respectée et respectable, là où réside le Dieu de notre bien-être’’. Cela veut dire qu’il faut que la femme soit respectée et respectable dans nos sociétés si nous les voulons heureuses, sereines et harmonieuses.

Cependant, la grande question que l’on peut se poser est celle de savoir comment respecter ou faire respecter une femme qui n’est pas consciente d’elle-même, de son rôle, sa place ou son pouvoir ?

Pour tenter de répondre à cette question, il sied de se poser encore trois petites autres questions suivantes dont les réponses constituent l’essentiel de l’exposé du jour.

  1. 1.Qui est une?

Pour répondre à cette question, voyons ce que déclarent les Ecritures saintes dans Genèse 2 :18.

En effet, à la fin de toutes les autres créatures Dieu disait :’’ tout était bon’’. Mais lorsqu’Il crée l’homme, le place dans le jardin et lui donne le pouvoir de nommer tout animal, Il déclare finalement qu’il n’était pas bon que l’homme soit seul. D’où il faut lui créer une aide semblable.

Par ailleurs, lorsqu’Adam réveillé de son profond sommeil, voit la femme, il s’exclame en disant : « waoh !Voici cette fois-ci l’os de mes os et la chair de ma chair » !

On comprend donc par là que pour Dieu la femme= une aide, tandis que pour Adam, la femme=l’os de ses os et la chair de sa chair.

Alors y a-t-il contradiction entre Dieu et Adam sur leur façon de considérer la femme ?

Loin de là, car chez les hébreux comme dans plusieurs autres cultures à travers le monde, c’est le père qui choisit une femme pour son fils. Et c’est toujours le père qui amène sa fille au mariage. Ce qui revient à dire que c’est Dieu qui est le Père d’Adam et qui lui amène une femme pour le mariage et c’est toujours Dieu qui est le Père d’Eve qui l’amène au mariage avec Adam. D’où Adam et Eve sont issus du même Père qu’est Dieu et sont tous deux égaux.

Notons également que dans la Bible l’expression ’’l’os de mes os, chair de ma chair’’ n’est pas employée que par le seul Adam. On la trouve aussi dans Genèse 29 :14 et 2 Samuel 19 :13. Elle signifie exactement comme c’est dit dans la Bible en Français Courant : « un autre de moi, comme moi, un alter ego, qui venons tous du même sang, du même père ». Donc nous ne sommes pas différents ( homme et femme). La femme est à la fois homme et une aide. Une aide en quoi ? Dans tout ce que l’homme peut faire ou entreprendre.

Il sied de relever aussi le fait qu’Adam n’ait pas pu donner le nom à la femme. Car celui qui donne le nom à quelqu’un ou à quelque chose, a de l’ascendance sur cette personne ou cette chose-là. Adam emploie plutôt le pronom personnel indéfini ’’on’.’

On l’appellera femme dit-il. Cela signifie qu’Adam ne peut pas dominer sur Eve, ni la contrôler outre mesure. Ils se dominent et se contrôlent mutuellement. Ils sont tous égaux.

Somme toute, il n’y a donc aucune contradiction entre Dieu et Adam quant à leur considération de la femme. C’est plutôt la continuité du test auquel Dieu soumettait Adam qui reconnait expressément que lui et Eve ne sont pas différents. Autrement, Dieu aurait directement corrigé Adam d’une mauvaise conception de la femme.

Il est donc hors de question dans le contexte de mariage par exemple que l’homme et la femme se fassent du mal. Ils ne peuvent pas car ils sont une même chair.

C’est exactement ce que l’Esprit-Saint révèlera plus tard à l’Apôtre Paul dans son épître aux Ephésiens 5 : 28-31.

 

  1. 2.Quel rôle doit jouer la femme dans la société ?

 

La réponse à cette question se trouve dans le livre des Proverbes 14 : 9.

En effet, la femme doit choisir entre deux attitudes, celle qui lui convient le mieux, à savoir : construction ou destruction.

La construction de sa famille, sa société, etc. ou la destruction de celles-ci.

Alors pour que la femme construise, elle doit être sage. Or la sagesse sous-entend, la crainte de l’Eternel. Proverbes 9 :10. Donc une femme qui doit construire est celle qui craint Dieu.

Ainsi, la femme qui se connait construit, tandis que celle qui s’ignore détruit sans vergogne.

  1. 1.Quel comportement, attitude ou conduite que doit adopter la?

Le livre de Proverbes 31 :10-31, nous dépeint le comportement que doit adopter une bonne ou vertueuse femme.

 

La femme qui se connait et a pris conscience de ce qu’elle vaut :

  1. 1.Travaille. Elle n’attend pas tout de son mari. Elle ne dort pas assez et sa lampe ne s’éteint pas.
  2. 2.Elle sait évaluer tout ce qu’elle fait. Elle vérifie pour savoir si tout ce qu’elle fait réussit ou pas.
  3. 3.Elle est persévérante. Elle ne recule pas devant un obstacle. Elle ne se décourage pas et ne décourage personne.
  4. 4.Elle parle bien, elle n’use pas de médisance.
  5. 5.Elle sait bien enseigner ou éduquer ses enfants et ceux-ci aussi bien que son mari l’apprécient à juste titre.

Voilà l’essentiel de l’exposé qui a fait l’objet du débat.

En guise de conclusion, le moins qu’on puisse dire est que la femme doit prendre conscience de ce que sa différence avec l’homme ne réside que sur le plan biologique et/ou organique. Mais par rapport au rôle à jouer dans la société, elle n’est pas différente de l’homme. Elle peut faire tout ce que l’homme peut. Elle doit éviter de se placer ou se reléguer au second plan. Elle a des atouts sur tous les plans et domaines de la vie à l’instar de l’homme, son compagnon de tous les jours.

Ainsi donc, notre souhait le plus ardent est que le thème de 50-50 (qui du reste tombe à point nommé) retenu tant au niveau national qu’à l’échelle internationale, ne soit pas un vœu pieux et utopique, mais que les femmes se l’approprient et l’appliquent.

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